Le bénévolat d’exilé·es dans le champ associatif. Des formes d’engagement ambivalentes
Depuis quelques années, le bénévolat est transformé par l’arrivée d’un public exilé, incité à participer aux activités d’associations caritatives, en attendant de pouvoir entrer sur le marché du travail et trouver un emploi. Ces nouveaux bénévoles, arrivés très récemment en France, se distinguent des profils habituels par leur jeunesse, leur grande vulnérabilité sociale et l’absence d’accès à un emploi rémunéré du fait de leur statut juridique. Les associations deviennent dès lors des lieux d’accueil des exilé·es. Pourquoi et comment ces personnes se saisissent-elles du bénévolat ? En s’appuyant sur une enquête qualitative menée en 2020 à Nantes, l’article analyse le sens d’un engagement associatif étroitement lié aux formes de marginalisation engendrées par les politiques migratoires nationales et européennes. Les récits des bénévoles et l’observation des pratiques au sein des associations révèlent des formes d’investissement et d’engagement ambivalentes, notamment lorsque ces situations sont amenées à durer.
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